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Litterature

Mes Haikus (transgressistes) & apophtegmes

Les ponts suspendus à ta bouche, il passe.


Sur les champs de blé s'étend.


Plus vous la contraindrez, plus elle fuira la contrainte et vous décevra. Plus de liberté vous lui laisserez, plus libre elle se sentira de vous aimer.


[Autodafé des mots] Les mots tambourinent à la porte. Plus ils me portent, moins je les supporte. Ainsi transporté, je me déporte. Mais libéré je me téléporte de La cordée au fil-sol. Tout s'immole.


[Si je] Le roman commençait par « si je » mais rien d'autre n'avait été écrit. On suppose que l'auteur l'a fait.


Quelques gouttes de souffre dans ce lac avant qu'il n'explose.


Envisageons, approprions-nous chaque nouvelle seconde pour dépasser celles d'avant.


Quand ton visage sourit, c'est mon ciel qui s'ouvre.


Tes lèvres prunes, Jaillit dune, Crème.


Inspirez par vous, créé par personne.


Une œuvre d'art c'est un souffle de centaines de personnes. Une machine, ce sont des millions.


La liberté est comme une boite d'allumettes. Quant elles sont toutes brulées, il n'en reste que l'air.


Les coups de foudre commencent par la passion et finissent par le manque de passion.


Sur le front de mes absences, Tombe la soif de connaissances.


Au pied du gouffre, je plonge pour mieux voler.


La guerre deviendra un jour si forte qu'elle en mourra


L'amour n'est que l'expression de la disette de notre raison.


Si vous voyez l'homme, c'est que vous êtes dans sa forêt.


Internet, pour réseau-né.


Une loi est un paradoxe.


La guerre est la force de perdre.


Du tombeau ma chair arrache tes lombaires.


Chaque pas est un sacrifice, chaque avancée est un sacrifié. De l’ombrage de l’honneur à la botte des valeurs, nous continuions nous sauver.


Sous les routes pavées, les chemins deviennent droits.


À trop serrer la pierre, on finit par la briser.


Sur le bord du précipice, je précipite les vents qui m'entourent et m'enlèvent.


Le murmure du chagrin s'est étalé dans mes mains. Comme un poison, il effleure mes pores de sel.


Le temps s'évanouit et je pars un peu avec lui.



Mes poemes

Estimation (cliquez pour derouler)

D'un ruissellement à une rivière, d'une rivière à la mer,
Sans vouloir plaire à sa Terre, court sans s'élever dans les airs,
J'ai perdu ma valeur à trop vouloir quereller mon cœur,
Celle qui me demandait de planter un piquet pour ne pas tomber.

Aujourd'hui sur le séant des gens à travers le boucan,
Je suis le diminutif du plaisir qui me retient captif.
Il est là le satyre qui querelleur me mire
Avec son bouc ardent, il surgit d'entre les sens.

Il fut un temps où j'étais vif, d'un cœur vaillant j'avançais du pif ;
Alors maintenant l'espoir saillant, je suis l'obligé de l'écoute,
Et non de sa proue à laquelle j'apportais tout sans déroute,
Prisonnier de ce récif qui depuis longtemps me retient captif.

Conjuration (cliquez pour derouler)

Le long des mois durant,
Ils se sont agglomérés.
À mi sur mon séant,
Ils ont osé fomenter.

De mon cœur l'ivresse,
S'est noyé de tristesse,
Dans le chemin parcouru,
Le creuset s'est vermoulou.

La liberté tant clamée,
De sang s'est injectée,
Et le rouge du velours,
A déchiré le tambour.

De troie à deux,
L'unique a fermé,
De moi à eux,
L'histoire est terminé.

Poly- (cliquez pour derouler)

Le poly nous a polis
Plus poly mais poli.
Au revoir et merci.

Noyade (cliquez pour derouler)

Sur les cris plaintifs du pas de vis,
Je descends goulûment le doux col,
Absorption allégeance de ses vices,
J'en arpente l'acuité camisole.

Substrat substitue du peu de vertu,
Je chante à la gloire de la blanche perte.
Vaginalement creuset de ses jus,
La décrue vivipare me lèche inerte.

Son doux mélange brûlant coule dans mes entrailles comme les excrétions le long d'une entaille, comme le sperme longeant inexorablement jusqu'en haut de la taille. Sa livraison fait bataille pour que, doucement, je m'en aille.

Je cherche l'ignorance, la bêtise, la toison anale qui me permettrait de dépasser l'entremise. J'affectionne l'oregon, de la chatte du demeuré qui panique sur l'estragon. Je mendis l'amidon pour tamiser l'éducation de son lycée, canicé du sépulcre qui m'emmenait au-delà de l'administration fertile et exilée de la damnation. Je veux contraindre sur l'autel de la stigmatisation le [propers] qui me permettrait la sagesse par le non-exil de la prouesse. Car, à l'identique de vous, je suis fort, je suis bouclier, je suis batisse par-delà les batisses, armistice dans mon jus cisaillé par le cahier, la spirale qui me condamne inlassablement à l'exil tantrique de mes démons. Esturgeon je tâte, je maudis la frayère qui me protège et m'administre et me lègue. Si dans l'exultation le nom est maudit, ce n'est pas plus pour son lit que sa demeure flétrit. Dominion Exema centre disait l'autre dans le son de son apôtre. Comment vaincre la promiscuité quand elle vous est délicatement embaumée, scisaillée de sa légitimité obscure. Par la contrainte de son augure, je pourfends de mon jure qu'il sera de faire qu'un éminent condamné devra pourrir jusqu'à l'injure. Et si dans mes cahiers il est affiché mon dégout pour sa Sainteté, alors la viscose deviendra ma raison car la maladie ne sera plus la cause, dû au fait qu'avec les humains je serais en osmose. Parole tangible sur une cendre d'évangile. Rire de meurt.

La rosee (cliquez pour derouler)

Sur les pavés nus, l’eau jouit. De la gorge nue teintée de ses rosées parfumées, éclatante comme l’aube, elle rue et se transforme en une explosion de suaves couleurs. Criant sur les corps d’herbe repus, elle se sert d’une extase lueur de petit matin. Puis toute discrète de sa nouvelle gourmande, elle érupte remontant et chevauchant les doux rayons, telle une Iris rapportant son écrin aux cieux.



Mes compositions (chansons)

Appel a la civilisation (cliquez pour derouler)

Convertir des travaux, des recherches et des idéaux
En une série, une revue puis un dossier flambeau.
En extraire l'essence pour raconter l'histoire le temps d'une parabole,
D'un article en écho clapotant une farandole.
S'y soustraire le temps d'à-peine un commentaire,
D'un hasard parmi les tag.
Puis disparaître dans une photo,
Presque sans un mot, hashtag.

[Refrain]
Petits démons du quotidien,
Vers quoi courez sans fin ?
Une fuite qui ne semble plus instruite,
Mélodrame dans un coin de votre Cam.

Avez-vous remarquez les silences qui vous couvrent,
Où préférez-vous exposer les turpitudes qui vous découvrent.
Chemin damier d'un échec,
D'une société qui ne parle qu'en chèque.
Mais dans vos soupirs,
Plus personne pour vous chérir.

[Refrain]

Dormez petits lutins,
Car d'hier c'est déjà demain,
Un pixel... puis plus rien.
Peut-être n'est-ce qu'une sangle,
Pour vous préparer au big-bang.
Ou bien une adaptation
Pour une disparition ?

[Refrain]

Darwin nous illumine,
Mais ne pas disparaître
Dans un chateau sans fenêtre,
Avec des voix qui culminent

« La science
Et la technologie
Nous doivent allégeance
Et nous servir d'outils
Améliorer nos connaissances
Et briser les travaux les plus vils »

[Voix du scientifique Jacque Fresco : « Toutes les merveilles de la science et de la technologie, toutes ces merveilles électroniques et mécaniques ne sont que des millions de tonnes de ferrailles tant qu'elles n'améliorent pas la vie de l'homme. »]

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Appel à la civilisation de Sébastien Bages est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution 4.0 International.
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Darwinisme (cliquez pour derouler)

En stress d'une inspiration,
Appellez-moi le chaînon,
Votre manquant d'évolution
Pour comprendre cette transmutation

Face à la génétique vous êtes critiques,
Dans votre religion caractéristique
Domination par un barbu de Sion,
Qui n'existe que dans vos ambitions.

C'est uniquement lorsque foi fait loi
Que vous vous cristallisez aux abois.
Liquide sénescence vidé de son sens
La religion désintègre votre panse.

Enfin vous n'avez plus réellement peur,
Vous sortez lentement de votre torpeur,
Incandescent de nouvelles connaissances,
Plongeant l'athéisme vers la transparence.

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Darwinisme de Sébastien Bages est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution 4.0 International.
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